mercredi 25 juillet 2007

25 Juillet


Rencontre

Aujourd'hui nous abordons un nouvel aspect du fetival : celui de la confrontation directe avec le public. Tous ensemble, à 20 que nous sommes, nous avons rendez-vous avec un groupe de lycéens des CEMEA pour notre premier échange autour du spectacle Nous sommes accueillis dans une salle du lycée Saint Joseph aménagée en lieu de rencontre.

Elle est sympathique, chaleureuse et décontractée. Nous discutons, échangeons, partageons nos expériences et avis assis en cercle. Les Lycéens sont curieux, et nous relativement bavards: il est bon de povoir analyser et parler de notre travail autrement qu'au détour d'une rue. Après quelques questions autour du spectacle
(la présence des musiciennes, les costumes, le rapport avec le film de François Ozon, le travail des comédiennes) ou de notre présence au festival (Comment et quand nous est venue cette idée, comment la mettre en place, les avantages et les difficultés de jouer tous les soirs) nous aurions encore beaucoup à dire, mais il faut se retirer...

Peut-être aurons-nous plus souvent l'occasion à l'avenir d'organiser de telle rencontres, nécéssaires et bénéfiques à tous, comédiens ou spectateurs.

Clin d'oeil à 4 spectateurs joueurs


Ce soir, surprise...
Quatre jeunes se présentent au théâtre, pas encre d'étincelles dans les yeux, mais les mains pleines de tracts! 40, pour être juste!
Et oui, voilà maintenant deux semaines et demi qu'il traquent les tracts, à la recherche des huit figurines...
Notre choix du départ fonctionne : concevoir huit tracts différents à l'éffigie de chacun des personnages.

Chers spectateurs, à vous de silloner la cité, et de nous retrouver... Vous en serez généreusement récompensés!

lundi 23 juillet 2007

21, 22, 23 Juillet

Joyeux festival

Le rythme est pris, ça y est... Nous sommes de moins en moins fatiguées, nos 5 heures de sommeil quotidiennes ne semble plus être un vrai problème. Nos corps sont habitués à la marche sous la chaleur et aux déambulations dans la ville. Même les voix deviennent de plus en plus coopérantes!

Du coup, un nouveau festival s'ouvre à nous : celui que vivent chaque spectateur d'Avignon. Nous prenons enfin le temps, chacun pour soi ou en groupe, d'aller voir quelques spectacles, ou de déambuler dans la ville pour en apprécier ses petites rues, ses magasins, pour se laisser vivre au son des parades et spectacles de rues.

Trouver la juste mesure entre le professionnel et le personnel permet à toutes de trouver un souffle nouveau qui se ressent jusque dans les représentations du soir, énergiques, généreuses et belles. Le public en est d'autant plus satisfait....

vendredi 20 juillet 2007

17, 18, 19 Juillet


Milieu de Festival
Avec le temps, tout s'arrange... Il semble que nous avons appris à travailler ensemble, et les moments de travail sont de plus en plus efficaces. Nous perdons moins de temps, de discussion, de parlementation, d'échange d'idées, de mise en place. Nous en sommes d'autant plus reposées...

Grosse surprise : Mardi 18 juillet, 80 personnes dans la salle. Nous réduisons donc nos périodes de tractage et de parade pour rester au frais dans la maison à répéter. Au vu de la chaleur, de toute façon, sortir les instruments avant 16h relève désormais de l'impossible!

3 jours plus reposants nous font un bien fou, et nous remercions chaleureusement Alain pour son intervention extérieure : un atelier de relaxation pendant 2 heures, que demander de plus?

mercredi 18 juillet 2007

16 Juillet

Des rires et des pleurs

Mi festival : la journée s'annonce difficile... Peu de temps de sommeil pour beaucoup d'entre nous, l'effet Delirium a frappé, nous nous sommes amusées, défoulées, dépensées toute la nuit, mais le lendemain...

Les larmes coulent, les langues se délient, les corps craquent et font mal. La journée semble interminable, et pourtant il faut travailler. Le personnel prend doucement le pas sur le professionnel, et c'est la crise.La représentation du soir s'en ressent, elle manque (bizzare...) d'énergie et de présence.

Le briefing d'après spectacle est sec et dûr, mais nous sommes dans un état d'urgence qu'il faut rattraper avant l'arrivé des accidents de fatigue.Dans la maison, ce soir, l'air est chargé d'éclair et de tension...

mardi 17 juillet 2007

Au hasard des rues




Merci à Michèle Hautin, spectatrice d'une de nos parades, d'avoir eu la bonne idée et la gentillesse de nous transmettre ses photos...!

dimanche 15 juillet 2007

Femmes Femmes FEMME !

Une mise en scène n'est jamais finie.
Un spectacle, c'est comme un enfant qui grandit et a besoin de sa crise d'ado.
Veut que sa metteuse en scène soit tout le temps pour faire des retours et donner son avis...
Ou au contraire voudrait être autonome et pouvoir faire évoluer la forme sans être repris sans cesse.
On est le cul entre deux chaises quand on est metteur en scène.
Seize femmes, un équipe de 24 personnes à Avignon (en comptant les remplaçants, et l'équipe), plus de trente femmes qui sont passés par ce spectacle en un an et demi pour qu'il devienne ce qu'il est aujourd'hui.
Il en a fallu du temps pour que ce que je projettais dans ma tête prenne forme.
Hier nous avons eu 90 personnes dans la salle, ce qui à 23H est une belle réussite.
Preuve que toutes ces personnes, et toutes leurs énergies rassemblées vers un seul et même objectif, c'est très fort.
Je suis fière d'en être le moteur, je suis fière de les entendre parader dans les rues sans moi.
Je suis fière dès qu'on me parle d'elles...Mais il ne faut pas leur dire...
Mon spectacle a fini sa crise d'ado...Il a eu 18ans et va pouvoir devenir un spectacle adulte.

Par Rébecca Chaillon...La Maman en scène.